Allaitement, pourquoi ça coince ?

Aux parents : si l’allaitement était vraiment une question d’efficacité… on vous aiderait

Soyons clairs ! "Vous n’arrêtez pas d’allaiter parce que vous n’y arrivez pas." Vous arrêtez souvent parce que personne n’a investi là où ça compte vraiment. Aujourd’hui, environ 7 parents sur 10 commencent un allaitement. Et pourtant, moins de 2 sur 10 poursuivent un allaitement exclusif à 6 mois. Pas par manque de volonté. Mais parce que, dans nos pays, la rentabilité économique passe avant la santé à long terme.

Les premières semaines : le carrefour décisif

Les chiffres sont constants : la majorité des sevrages ont lieu dans le premier mois. C’est là que tout se joue :

  • douleurs qu’on vous dit “normales”

  • fatigue qu’on vous demande d’endurcir

  • doutes balayés d’un “c’est comme ça”

  • conseils contradictoires selon la porte à laquelle vous frappez

C’est un peu comme vouloir lancer un marathon… sans chaussures, sans entraînement, et avec quelqu’un qui vous répète que “ça passera”.

Efficacité ou rentabilité ? Le vrai choix de notre système

Si l’allaitement était évalué sur son efficacité sanitaire, on investirait massivement dans l’accompagnement. Mais il est évalué sur sa rentabilité immédiate. Former des professionnels ? Financer du temps d’écoute ? Prévenir plutôt que réparer ? Ça coûte aujourd’hui. Alors on préfère payer plus tard. Résultat :

  • plus d’infections

  • plus de consultations

  • plus de traitements

  • plus d’arrêts de travail

  • plus d’épuisement parental

La facture ne disparaît jamais. Elle change juste de colonne.

Ce que vous perdez sans accompagnement (sans le savoir)

Un chiffre marquant, rarement dit clairement : un allaitement écourté augmente les coûts de santé pour les familles et la société, dès les premières années de vie. Mais à l’échelle des parents, ce que vous perdez surtout, c’est :

  • de la confiance

  • du confort

  • du temps

  • de l’énergie

  • et souvent… du plaisir

Tout ça, pas parce que l’allaitement ne fonctionne pas, mais parce qu’il a été laissé sans filet.

Et pourtant… il suffirait de peu. Les études le montrent : un accompagnement fiable et précoce augmente significativement la durée de l’allaitement. Investir dans l’un des tout premiers piliers de la santé, c’est :

  • moins de douleurs évitables

  • moins de stress inutile

  • plus d’autonomie parentale

  • une santé qui se construit sur des bases solides

C’est un peu comme mettre de bons ingrédients dès le départ : le plat mijote mieux, il nourrit plus longtemps, et on évite d’avoir à rattraper le goût après coup.

Les bienfaits de l’allaitement ne sont plus à démontrer. Ce qui fait encore défaut, c’est le soutien à la hauteur des enjeux. Un soutien clair, humain, basé sur des données fiables et sans injonctions ni culpabilisation.

Parce que vous ne devriez pas avoir à hésiter, ni à “tenir bon” dans le flou. Un vrai accompagnement peut tout changer. Et ce n’est pas un luxe. C’est un investissement. Pour vous. Pour votre enfant. Pour la suite.